Le français, un atout pour votre carrière

La connaissance de langues étrangères peut s’avérer être un précieux avantage pour décrocher un emploi. Avec 700 millions de locuteurs dans le monde en 2050, dont 85% en Afrique, le français apparait comme une langue offrant un large potentiel d’opportunités professionnelles.

Apprendre le Français pour apporter une plus-value à sa carrière, voilà le sujet qui a été débattu la semaine dernière lors d’une table-ronde ouverte au grand public et d’une formation destinée aux professeurs universitaires enseignant la langue française en Ouganda. Ces événements étaient organisés conjointement par le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France en Ouganda et l’Alliance française de Kampala en collaboration avec l’Université de Makerere.

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De nos jours, le marché de l’emploi en Ouganda est très compétitif. Avec une population active qui augmente avec l’arrivée sur le marché du travail de 400 000 jeunes par an, il faut disposer de nombreux atouts pour valoriser sa candidature auprès des employeurs.

La connaissance de langues étrangères peut s’avérer être un précieux avantage pour décrocher un emploi. Avec 700 millions de locuteurs dans le monde en 2050, dont 85% en Afrique, le français apparait comme une langue offrant un large potentiel d’opportunités professionnelles. En outre, la présence de grands groupes francophones dans la région renforce la nécessité de former de jeunes professionnels plurilingues. C’est pourquoi le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France, dont le soutien à la jeunesse est l’une des priorités, a invité étudiants, professeurs et professionnels à venir débattre sur le thème « Français, vecteur d’opportunités » le mardi 14 juin à l’Université de Makerere.

Cette rencontre s’est déroulée en trois temps :

Dans une première partie, le professeur Jean-Jacques RICHER, spécialiste de la langue française et professeur à l’Université de Bourgogne a pris la parole. Il a étudié les programmes universitaires de français en Ouganda afin de proposer quelques suggestions pour axer davantage la formation linguistique vers le monde professionnel.

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Ensuite, différents intervenants ont défilé sur l’estrade pour discuter des débouchés professionnels auxquels pouvaient mener l’apprentissage du français ou la poursuite d’études en France. Des exemples concrets présentés par des représentants de la sphère professionnelle, parmi lesquels la DRH du groupe Airtel Ouganda ou encore un jeune entrepreneur de la société Everjobs, ont éclairé le public sur des possibilités d’emploi liées à l’apprentissage du français.

Enfin, la deuxième partie de la table-ronde s’est orientée davantage sur les opportunités académiques ouvertes aux étudiants parlant le français. M. Michel HARDY de Campus France a mis en avant les possibilités offertes aux étudiants ougandais pour étudier en France, tandis que des Professeurs de Français en Ouganda ont partagé avec force et conviction leur expérience personnelle, décrivant le français comme la langue « des droits de l’homme et de la révolution […] qui permettrait de renforcer la compréhension et l’entente que nous avons de nos voisins congolais. »

Les différentes interventions des panélistes ont suscité un vif intérêt de la part du public qui n’a pas hésité à saisir le micro pour les questionner, partager avec eux leurs remarques et leurs suggestions. Professeurs et étudiants ont salué les observations formulées par Jean-Jacques Richer. Ils ont demandé conseil auprès de ce dernier pour axer davantage leur pédagogie vers la réalité du monde professionnel.

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Le lendemain de la table-ronde débutait une formation proposée aux professeurs ougandais enseignant la langue française dans les universités du pays. Ce programme intensif intitulé « le Français sur objectifs spécifiques » était dirigé par Jean-Jacques Richer. Durant trois jours, 18 enseignants représentant 5 Universités différentes ont bénéficié de son expertise pour développer des cours de français de spécialité au sein de leur département. A la fin de la semaine, leurs efforts ont été salués par le directeur de l’Alliance Française de Kampala et le Conseiller de Coopération de l’Ambassade de France qui leur ont délivré un certificat attestant du suivi de la formation.

L’intérêt exprimé par les professeurs de français mais aussi par les nombreux participants à la table-ronde du mardi 14 juin témoigne de l’importance de la professionnalisation de l’enseignement du français en Ouganda au niveau universitaire.

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Dernière modification : 13/10/2016

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