Centenaire de la 1ère Guerre mondiale - Récital piano de Maxime Zecchini

Dans le cadre de sa tournée internationaleà l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale, le pianiste français Maxime Zecchini a fait une escale à l’hôtel Sheraton de Kampala où il a offert deux soirs de suite, les 10 et 11 novembre, un concert en hommage aux soldats morts et blessés pendant la Grande Guerre.

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Organisé par l’Ambassade de France et l’Alliance française de Kampala, en partenariat avec la Kampala Music School, ce concert a notamment permis aux nombreux spectateurs de découvrir tout un répertoire pour main gauche. En effet, l’artiste, jeune lauréat de multiples prix et concours internationaux, premier pianiste français à être diplômé de la prestigieuse Académie « Incontri col Maestro » d’Imola en Italie, est spécialiste de ces pièces apparues après la première guerre mondiale, initialement suite aux commandes de Paul Wittgenstein, célèbre pianiste qui perdit son bras droit pendant le conflit. Maxime Zecchini vient d’ailleurs de publier une anthologie très remarquée de pièces pour main gauche seule, en quatre volumes.

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Le récital commence par une transcription pour main gauche réalisée par le concertiste de la Mort d’Isolde de Wagner, déjà transcrite pour piano par Franz Liszt. Très vite apparaissent dans ce morceau grave toutes les possibilités qu’offre la main gauche seule. Puis Maxime Zecchini enchaîne avec la célèbreNocturne n°1 de Chopin, emportant l’adhésion du public. La soirée se poursuit avec une Fantaisie pour main gauche du compositeur français Alkan.

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Les fantaisies sont des pièces de structure libre, avec de nombreux changements de tonalité, de rythme et d’humeur. Maxime Zecchini interprète ensuite avec son brio habituel des pièces de Bellini et Brahms avant d’attaquer le morceau de bravoure : sa propre transcription du célèbre Concerto pour main gauche de Maurice Ravel. C’est une interprétation impétueuse et parfois violente. Le pianiste est si passionné qu’il rappelle Stephen Kovacevich, qui va jusqu’à chanter d’enthousiasme pendant ses enregistrements !

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Le concerto permet une nouvelle fois à l’interprète de démontrer sa sidérante virtuosité ; le public est plus que conquis, si bien qu’il rappelle Maxime Zecchini deux fois. Le pianiste régale une dernière fois l’auditoire de deux morceaux de Michel Legrand : la musique d’Un été 42 puis des Parapluies de Cherbourg.

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Dernière modification : 11/10/2016

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