Des machines à briques pour les femmes et l’environnement de Namuwongo

Promouvant l’usage de briques de terre (« Interlocking Stabilised Soil Blocks) façonnées à l’aide des trois machines totalement mécaniques de l’ONG, le projet permet de fabriquer à moindre coût tous types d’édifices.

« Notre vie a changé, notre environnement est plus propre ! » s’exclame Erith Namubiru en posant aux côtés d’autres femmes du quartier populaire de Namuwongo devant les nouvelles toilettes publiques qu’elles viennent de fabriquer. Appuyé financièrement par l’Ambassade de France en Ouganda, le projet de promotion de constructions écologiques dans les logements informels, piloté par la plateforme Uganda Human Settlement Network (UHSNET) a déjà permis de construire quatre toilettes publiques et un dépôt d’ordures dans les environs.

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Promouvant l’usage de briques de terre (« Interlocking Stabilised Soil Blocks) façonnées à l’aide des trois machines totalement mécaniques de l’ONG, le projet permet de fabriquer à moindre coût tous types d’édifices. En construisant des toilettes publiques fermées aussi facilement, les femmes de Namugongo contribuent à sensiblement améliorer la salubrité de l’environnement.

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En mettant l’accent tant sur l’environnement que sur le droit des femmes, le projet a changé les comportements et la vie des gens : « Avant, nous ne savions pas comment gérer notre argent, depuis que nous avons été formés nous avons suffisamment confiance en nous pour ouvrir un compte en banque. Nous pouvons construire nos maisons nous-mêmes ! » se réjouit Annet Kabogere, présidente du groupe de femmes Kanyogoga, ciblé par le programme.

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Prévu pour durer une année, puis prolongé de neuf mois, ce projet s’est achevé en octobre 2015. Les étudiants de l’Université des Martyrs d’Ouganda ont contribué à ce projet en travaillant sur les études de faisabilité des projets d’infrastructures. « Désormais, nous souhaitons continuer à aider ces groupes, notamment à trouver un marché pour leurs produits, qu’il s’agisse d’artisanat ou de briques », ambitionne Dorothy Baziwe, directrice exécutive d’UHSNET. Un projet parmi d’autres, alors que les femmes du quartier se lancent maintenant dans la fabrication de dalles… en plastique recyclé.

Dernière modification : 06/10/2016

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