Du 6 octobre au 8 Novembre 2010, les Forces Françaises stationnées à Djibouti ( FFDj) ont participé à la préparation opérationnelle d’un bataillon ougandais. S’inscrivant dans le long terme, ce partenariat entre l’UPDF et les FFDj constitue un axe important de l’action de la France au profit de l’Ouganda et concrétise la volonté de nos deux pays de voir la corne de l’Afrique bénéficier d’une plus grande stabilité.
Il s’agissait de la 7ème session de formation de ce type par les FFDJ. Le 5e Régiment Interarmes d’Outre-mer, stationné à Djibouti, a donc été désigné pour dispenser pendant cinq semaines une instruction tactique et technique réaliste.

Dans le domaine tactique, un effort a été réalisé pour préparer les compagnies au combat en milieu urbain, à la réalisation de missions d’escorte et à l’armement de check-points prenant en compte la menace terroriste. Ces connaissances ont été complétées par plusieurs enseignements techniques.
Tout d’abord, le médecin-chef a formé une cinquantaine d’instructeurs en secourisme de combat. Ces instructeurs ont ensuite diffusé ce savoir destiné à permettre à chaque combattant d’exécuter des gestes simples, susceptibles de sauver la vie d’un soldat sur le champ de bataille.
En matière de tir de combat, les 1400 soldats ont eu l’occasion de s’exercer jusqu’à acquérir des réflexes leur permettant d’obtenir une grande confiance dans leur capacité à utiliser efficicacement et avec discernement leur arme.
Enfin, des instructeurs en close combat ont également acquis la capacité à maitriser un individu dangereux sans utilisation de la force létale.
En plus de cet enseignement, les officiers des unités et ceux de l’état-major ont pu s’entrainer dans des domaines relevant de leurs responsabilités. Les chefs de sections ont ainsi été formés, à l’occasion de cours du soir, à la rédaction d’un message de demande d’artillerie. Cette capacité nouvelle permettra à la fois d’accroitre la sureté de la force, mais également de maitriser l’usage de cet appui, limitant ainsi les risques de dommages collatéraux.
L’état-major quant à lui, s’est exercé à la conception d’opération en zone urbaine en rédigeant deux ordres d’opération. Des cours de média training ont également permis aux cadres de mesurer l’importance de la communication dans les opérations contemporaines.
Fidèles à la tradition des Troupes de Marine, les marsouins du détachement ont vécu cette mission aux cotés de leurs frères d’arme ougandais et ont développé des liens d’amitiés en partageant des conditions de vie comparable.
Apprenant petit à petit des notions de Swahili, les instructeurs n’ont eu de cesse de s’assurer que chaque soldat avait bien assimilé le contenu de l’enseignement. Des rencontres sportives hebdomadaires ont complété cet échange contribuant à parfaire l’intégration du détachement.
