En mémoire aux victimes de l’esclavage : Inauguration d’un mémorial en Guadeloupe

A l’occasion de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage en France métropolitaine, le 10 mai , le Président François Hollande a inauguré le Mémorial ACTe (Centre Caribéen d’Expression et de Mémoire de la Traite de l’Esclavage) en Guadeloupe.

En Guadeloupe, Hollande inaugure le plus grand mémorial sur l'esclavage au monde - JPEG

Accompagné à Pointe-à-Pitre par Ségolène Royale, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Christiane Taubira, ministre de la Justice, et Fleur Pellerin, ministre de la culture et de la communication, François Hollande a inauguré dimanche dernier le plus grand mémorial sur l’esclavage au monde.

L’esclavage, un enjeu d’hier et d’aujourd’hui

Situé sur le site d’une ancienne usine sucrière où l’on pratiquait encore le travail forcé au XIXe siècle, le mémorial ne porte pas uniquement sur la traite des Noirs entre l’Afrique et les Antilles, mais il raconte l’esclavage dans sa globalité, de l’antiquité à nos jours. Par ailleurs, disposant de peu de collections d’objets, l’exposition mise largement sur les photographies, les archives, le multimédia ou les scènes d’évocation afin de sensibiliser les visiteurs contre les méfaits de l’esclavage. Ainsi, une trentaine de salles, organisées chronologiquement, permettent de rappeler qu’entre 12 et 13 millions d’africains furent déportés par le Portugal, la Hollande, l’Angleterre, l’Espagne ou la France, en échange de marchandises. La scénographie aborde également les conséquences de l’esclavage.

Dans son discours d’inauguration, François Hollande a tenu à rappeler que l’esclavage n’est pas qu’une histoire du passé, en témoignent par exemple les agissements de la secte islamique Boko Haram en Afrique dans la bande sahélienne, où ceux des passeurs de clandestins entre les rives africaine et européenne de la Méditerranée

Mémorial de Pointe à Pitre - JPEG

Lutte contre les discriminations raciales : l’ONU en fait sa priorité pour les dix prochaines années

Le 10 Décembre dernier a été inaugurée par Sam Kutesa, président de la 69ème assemblée générale des Nations Unies et ministre ougandais des affaires étrangères, la « Décennie Internationale des personnes d’ascendance africaine ». Dans une interview effectuée par l’hebdomadaire ougandais The Independant, celui-ci souligne l’importance du devoir de mémoire : « car les effets douloureux de la discrimination et de la marginalisation qui résultent de l’esclavage sévissent toujours ».

Malgré l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU de la Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui le 2 décembre 1949, le trafic des êtres humains est toujours pratiqué.

Selon le ministre ougandais, Sam Kutesa, la décennie en faveur de la lutte contre les discriminations et le racisme est essentielle au combat en faveur de l’égalité entre les Hommes, mais l’outil principal qui mènera à cette égalité est l’éducation. L’éducation des personnes concernant leurs droits permettra une diminution, voire à long terme une éradication de la traite des Noirs et de la discrimination raciale.

Sam Kutesa, président de la 69ème assemblée générale des Nations Unies - JPEG

Dernière modification : 11/10/2016

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