Exposition photographique : Femmes en résistance

Femmes en résistance : 17 reportages, 17 pays, 17 résistances

Conçue par le photographe, l’exposition vise à un équilibre entre les continents, les religions, les pays industrialisés ou en voie de développement, les zones de guerre ou les terres de paix "militaire", afin d’insister sur l’universalité de ces résistances de femmes.

Exister. Affirmer son identité, sa culture face à l’oppression d’un pouvoir central exige une lutte de tous les instants pour la reconnaissance du droit de leur peuple : les nonnes tibétaines sous l’occupation chinoise et les femmes kurdes de Turquie, les indiennes Quechua du Pérou contre la stérilisation forcée.

Résister. Face aux injustices et aux débordements des pouvoirs en place, des voix s’élèvent. Bien souvent des voix de femmes : la “folie” des “Mères de la Place de Mai” en Argentine, les Algériennes contre l’oubli et pour leurs droits, les pacifistes israéliennes pour le dialogue et la paix.

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Militer. D’autres situations imposent aux femmes de militer pour leurs droits : elles agissent et luttent sans violence en s’efforçant de rallier hommes et femmes à leurs causes : les jeunes Françaises du mouvement “Ni Putes, Ni Soumises” osent braver les tabous, les féministes afghanes s’emploient à donner aux femmes leur place dans la société, les “caravanières” du Maroc pour le code de la famille, les associations de femmes luttent en Haïti contre les violences sexuelles, arme de terreur utilisée par les milices.

Survivre. Le simple accomplissement des besoins vitaux régit encore l’existence de millions de femmes qui affrontent chaque jour la guerre, la famine, la maladie : les Népalaises écrasées entre pouvoir royal et rébellion maoïste ; les cheffes de famille palestiniennes face à la violence et la colonisation ; au Darfour, les femmes, premières victimes de la guerre civile ; les réseaux de solidarités mis en place par les Angolaises face à la pandémie de Sida.

Reconstruire. Quant la violence s’éloigne, la remise en marche des sociétés incombe pour une large partie aux femmes : au Rwanda, les veuves du génocide adoptent les orphelin-e-s pour renouer une vie normale ; les Cambodgiennes assurent la charge de leur conjoint décédé ou infirme ; au Kosovo, les habitantes du quartier de Kodra Minatore à Mitrovica continuent à vivre ensemble et établissent des projets pour un avenir commun.

Dernière modification : 06/10/2016

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