Le HCR et les autorités ougandaises ont procédé à la fermeture officielle, les 11 et 12 septembre, de camps de déplacés dans le Nord du pays, symbole du retour à la stabilité dans cette partie de l’Ouganda marquée par deux décennies de guerre civile. Cette ambassade, qui finance plusieurs projets dans cette région, a été invitée à poursuivre et étendre son engagement dans le Nord du pays, pour pallier les défis liés a la réinstallation des populations qui ont amorcé un retour dans leurs régions d’origine.

Le Secrétaire d’état ougandais aux catastrophes naturelles et a l’assistance aux victimes de sinistres, M. Musa Ecweru, et l’envoyé du haut commissariat pour les réfugiés (HCR), M. Stefano Severe, accompagnes de diplomates accrédités en Ouganda (Allemagne, Belgique, Etats-Unis, Grande Bretagne, Italie et France), ont procédé, le 11 septembre, en présence des autorités locales, a la fermeture du camp de Otwal (district de Oyam) qui abritait 18.000 déplacés internes.

Il s’agissait de la première fermeture d’un camp de personnes déplacées par le conflit qui a touche le Nord du pays durant les deux dernières décennies, où les huttes détruites ont été remplacées par des arbres. Une importante délégation de l’ambassade de France a assisté à ces manifestations - première conseillère, conseiller du SCAC, attaché de presse et deux stagiaires.

Un autre camp de déplacés du district de lira : Agweng, qui a accueilli jusqu’a 35.000 personnes, a été ferme mercredi 12 septembre, en présence de nombreux représentants des médias locaux et internationaux. Au total, ce sont quarante camps qui doivent être fermés d’ici mi-2008 dans la région de Lango.

’’Ces déplacements ont eu de graves répercussions dans cette région’’, a déclaré M. Ecweru. ’’La tache sera longue pour réinstaller ces gens mais ce sera fait. Cette région deviendra le grenier du pays’’, a-t-il ajouté, en rappelant les moments forts de la rébellion dans la région Lango.

Le Secrétaire d’état a fait à nouvel appel à la communauté de bailleurs de fonds pour aider à la réinstallation des personnes dans leurs communautés d’origine. Tout en indiquant que des subventions supplémentaires seront nécessaires, il a notamment remercie la France qui oeuvre depuis fin 2006 a la reconstruction des routes secondaires (première urgence) et a la construction de maisons des retournants (FSD en partenariat avec une ONG locale : CORD), en étroite coordination avec le PAM, selon le système ’’travail contre nourriture’’ et la règle d’approvisionnement local a plus de 60pour cent.

Le retour des populations déplacées dans leurs villages d’origine ne signifie pas la fin des besoins mais plutôt l’apparition de nouveaux défis. Les habitations et les champs qui ont été abandonnés pendant plusieurs années sont à remettre en état, et le cruel manque de services sociaux de base (éducation, santé, etc.) est encore à combler.

Un des défis majeurs sera, par ailleurs, le soutien aux individus extrêmement vulnérables, infirmes, personnes âgées et orphelins, qui ne peuvent rejoindre leurs foyers d’origine et qui restent actuellement dans les camps. Ce qui est vrai pour la région de Lango, où les victimes du conflit ont été déplacées pendant trois a cinq ans, le sera d’autant plus dans d’autres régions du Nord de l’Ouganda, notamment dans le pays Acholi -ou la destruction progressive des camps devrait débuter début 2008.

Selon une estimation onusienne de 2005, l’Ouganda comptait alors plus de 1,7 million de déplacés repartis dans 242 camps. Environ 92 pour cent des 466.000 déplacés vivant a cette époque en pays lango sont rentrés dans leurs villages.

