Fête de la Musique à Kampala

Grâce à l’initiative menée conjointement par l’Alliance Française Kampala, l’Ambassade de France, la fondation Bayimba, Kampala Music School et le département culturel d’Uganda National Cultural Centre, Kampala a pleinement participé à cette journée mondiale de la musique. La programmation a veillé à mettre à l’honneur la musique classique, trop souvent méconnue du grand public.

Ce samedi 18 juin, résonnait dans la ville de Kampala l’écho joyeux et inhabituel d’instruments de musique. Dans la capitale ougandaise où le klaxon des matatus et les pétarades des boda-boda rythment le tempo du quotidien, ce sont cette fois-ci les musiciens qui ont donné la cadence aux badauds dans les rues. On célébrait la fête de la musique.

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Créé en 1982 par le ministre de la culture français Jack Lang, la fête de la musique, aussi connue sous le nom de World Music Day, est devenue une tradition à travers le monde. Chaque année lors du solstice d’été, la musique s’empare des villes et des villages pour se rendre accessible à toutes et à tous. C’est un moment de partage et de découvertes.

Grâce à l’initiative menée conjointement par l’Alliance Française Kampala, l’Ambassade de France, la fondation Bayimba, Kampala Music School et le département culturel d’Uganda National Cultural Centre, Kampala a pleinement participé à cette journée mondiale de la musique. La programmation a veillé à mettre à l’honneur la musique classique, trop souvent méconnue du grand public.

Au fil d’une promenade au cœur de la ville, curieux et mélomanes sont venus à la rencontre des musiciens. Pour la première fois, l’Ambassade de France ouvrait ses portes aux visiteurs. Bravant la pluie, les visiteurs ont découvert l’envers du décor que dissimule au regard des passants le long mur de briques rouges. Accessibilité et ouverture, voilà le message que souhaitait adresser l’Ambassade de France à la population locale.

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D’étapes en étapes, c’est un véritable orchestre qui s’est constitué. Dans la joie et la bonne humeur, nous ont été jouées des morceaux de Mozart, Debussy et Fauré, pour n’en citer que quelques-uns.

L’itinéraire s’achevait au Théâtre Nationale où une grande scène en pleine air attendait les musiciens. Devant la foule amusée, c’est l’orchestre symphonique de Kampala qui a ouvert le concert, suivi par l’ensemble des cuivres de Brass for Africa, une association de bénévoles qui enseignent la musique aux enfants démunis.

Ensuite, le jeune talent venu du nord du pays, Okello Lawrence a fait vibrer les spectateurs au son exceptionnel de l’Adungu, du Rigiri, du xylophone et des tambours (instruments traditionnels de la région Acholi). Musicien accompli et artiste insolite, Okello nous a fait explorer l’univers sonore de sa province natale. Sous le balayage des projecteurs diffusant une lumière chaude, deux danseuses du Buganda ont offert aux spectateurs une prestation fougueuse et entrainante.

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Plus tard, c’est le rappeur Ruyonga, idole de la jeunesse qui a déclamé ses textes avec force et conviction, émotion et sincérité dans un style hip-hop RnB.

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Enfin, Kojack, l’ancien guitariste de feu-Papa Wemba, venu tout droit du Congo-Kinshasa est monté sur scène. Deux heures durant, faisant preuve d’une inépuisable énergie, il a fait danser la foule sans répit. Aux petites heures, musiciens et spectateurs sont partis ensemble pour le Hollywood Club afin de célébrer jusqu’au matin l’euphorie de la fête de la musique.

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Dernière modification : 20/06/2016

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