Francophonie 2015 : les étudiants Ougandais s’activent

A la veille de la Francophonie, Français et Ougandais travaillent de concert afin de faire de cet évènement une réussite.

Du rire, des danses, des jeux et des chansons pour un apprentissage dynamique : voici les maîtres-mots du Franco’fun. Organisé du 9 au 20 mars 2015, le Franco’fun est né de l’initiative conjointe d’étudiants du club de français de l’université de Makerere et du Service de Coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France en Ouganda, dont l‘objectif est l’éveil à la langue française dans les écoles primaires.

Durant deux semaines, les étudiants du club circuleront dans différentes écoles primaires de la ville pour rencontrer les écoliers de dernière année, qui pourront choisir, à la prochaine rentrée, de rejoindre une école secondaire où la langue française est enseignée. Ces ateliers sont organisés dans le cadre du mois de la Francophonie, un mois d’évènements liés à la langue française se déroulant dans tout le pays, et plus particulièrement à Kampala.

Avant de débuter ces ateliers, une préparation s’impose. En effet, nombre de ces étudiants ne maîtrisent pas l’art d’initier de jeunes enfants à une langue qui leur est totalement inconnue. Heureusement, Claire Cadart, lectrice FLE au SCAC, riche d’une grande expérience dans le domaine de l’animation linguistique, les aide à s’améliorer. Elle organise et anime des formations afin que chaque étudiant participant soit capable d’initier les enfants des écoles primaires à la langue française de façon ludique et dynamique.

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Au cours de cette formation, Claire apprend aux étudiants à faire jouer les enfants avec le français : quiz musicaux, jeux de balles, dessins, etc., les moyens sont variés pour faire vivre aux enfants une expérience positive en langue étrangère. « Le problème majeur que rencontrent les étudiants est l’explication des activités. Ils utilisent des mots trop compliqués en français pour des enfants qui ignorent tout de cette langue, il faut les entraîner à s’adapter à leur public  », avoue Claire. Malgré tout, au fur et à mesure des séances, les participants progressent à grands pas. « L’objectif de cette formation n’est pas seulement le projet Franco’fun. Il faut voir plus loin que la francophonie : ces étudiants pourront par la suite continuer la promotion du français sans notre aide. La plupart d’entre eux étudient la pédagogie, cette formation est aussi l’occasion pour eux de découvrir une autre façon d’enseigner. ».

En définitive, la formation se déroule dans la bonne humeur. Les étudiants proposent chacun leur tour une activité et semblent motivés par leur projet. « Quand j’étais en école primaire, mon oncle était expatrié en France et c’est à son retour qu’il m’a donné l’amour de cette langue. Tous mes camarades n’ont pas eu cette chance. Je pense qu’il s’agit d’une opportunité pour ces enfants d’avoir accès à ce type d’activité. A nous de leur faire en tirer un maximum de profit.  », déclare l’un d’entre eux, témoignant ainsi de la volonté de ces ougandais francophones de réussir leurs ateliers.

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Dernière modification : 11/10/2016

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