Gestion raisonnée et concertée des eaux du Nil : La France appuie via un don d’ 1 million d’euros

Le 27 mai dernier, l’Agence Française de Développement (AFD) a signé un accord avec l’Initiative du Bassin du Nil (IBN) à Entebbe. D’un montant d’un million d’euros, cosigné par l’ambassadeur de France en Ouganda Mme Sophie Makame, cet accord permet à la France, via l’AFD, d’appuyer l’IBN dans son mandat : la gestion concertée des eaux du Bassin du Nil et la promotion du développement des 10 Etats membres.

De gauche à droite : Mr Yves Boudot, directeur de l'agence régionale AFD à Nairobi, SE Sophie Makame, Ambassadeur de France en Ouganda, Mr John Rao Nyaoro, directeur exécutif d'IBN, Dr Callist Tindimugaya, président du comité technique NILE-TAC et par ailleurs, Commissaire en planification et régulation des ressources en eau au Ministère de l'Eau et de l'environnement de l'Ouganda. - JPEG

Pour une gestion concertée des eaux du Nil

L’Initiative du Bassin du Nil est un partenariat régional intergouvernemental cherchant à développer une gestion concertée des eaux du Nil de manière coopérative, à partager les bénéfices sociaux-économiques et ainsi à promouvoir la paix et la sécurité régionale. Le Programme d’Action des Lacs Equatoriaux du Nil (NELSAP) est le programme d’IBN chargé de couvrir la partie amont du Nil, regroupant ainsi en tant que membres le Burundi, la RDC, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda.

L’AFD a ainsi décidé d’appuyer le NELSAP dans quatre domaines :

• Renforcement de l’autonomie financière du NELSAP - Le NELSAP dépend aujourd’hui beaucoup des bailleurs de fonds. L’objectif de l’AFD est de préparer des lignes de conduite et des recommandations pour une meilleure identification des ressources, une stratégie de mobilisation et une coordination des partenaires afin d’atteindre à long-terme l’indépendance financière du NELSAP.
• Renforcement de la planification stratégique et du développement organisationnel du NELSAP – L’objectif de l’AFD est ici de fournir un support institutionnel au NELSAP afin de renforcer ses capacités dans ses différentes fonctions.
• Renforcement du système de connaissances du NELSAP – L’accès, la gestion et la sauvegarde de données est indispensable dans toute organisation régionale. L’AFD veut donc renforcer l’entretien des systèmes d’informations existants au sein du NELSAP, acquérir des images et plans satellites de la région, acquérir du matériel informatique et organiser des sessions de formations pour le personnel du NELSAP.
• Renforcement de la sécurité et du suivi des barrages – Le Nil est parsemé de barrages dans les différents pays membres du NELSAP. Si l’un de ces barrages cède, cette faille aura des conséquences sans précédent sur tous les barrages situés en aval ainsi que sur le niveau des eaux. L’objectif est donc d’assurer un meilleur suivi des barrages et de renforcer les normes de sécurité pour éviter toute rupture.

Dans la poursuite de ses appuis au programme ENTRO (réunissant les pays de la partie orientale du Bassin du Nil), à l’Office de mise en valeur du fleuve Sénégal, à l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) et à la Commission internationale du Congo-Oubangui-Sanga (CICOS), l’AFD confirme sa volonté d’aider les agences de bassin régionale dans une gestion raisonnée et concertée de leurs ressources en eaux.

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Objectif climat pour la France en 2015

Pays-hôte de la conférence mondiale sur le climat, la COP21, qui se déroulera à Paris du 30 Novembre au 11 Décembre 2015, la France a ancré l’environnement dans son agenda pour l’année 2015. A six mois de la Conférence de Paris, Mme Sophie Makame a déclaré : « La France est déterminée à aboutir à un consensus entre tous les pays sur des responsabilités partagées dans la lutte contre le changement climatique, dans la promotion de solutions tant en matière de réduction des impacts qu’en matière d’adaptation nécessaires de nos stratégies de croissance afin d’éviter l’irréversible. L’impact et le coût du changement climatique est déjà très lourd, notamment en Afrique. Inondations, sécheresses, famines, conflits se multiplieront si nous ne parvenons pas collectivement à nous entendre sur une stratégie de développement plus soutenable.  »

Mme Makame a enfin rappelé lors de son discours les évènements majeurs ayant eu lieu en Ouganda, soutenus par la France, en faveur de l’environnement et de la protection de la biodiversité. La France appuie l’élaboration de la Contribution Intentionnelle Déterminée au niveau National (INDC) de l’Ouganda, premier exercice de préparation de la contribution ougandaise à la COP21.

La France est également active dans le domaine du développement et de la biodiversité puisque elle a récemment fait don, à travers le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), de 700 000 euros à WWF France afin de promouvoir des instruments de financement viables - le paiement pour service environnemental PSE - consacrés à la conservation de la biodiversité et à la génération de revenus supplémentaires pour le parc national des Monts Rwenzori et les communautés locales.

Enfin, une déclaration commune a été signée le 30 mai dernier à New York conjointement par l’Ouganda, l’Union Européenne, l’Allemagne et la France pour un accès aux énergies renouvelables pour tous en Ouganda.

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Dernière modification : 07/10/2016

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