Journée internationale pour le droit des femmes : esprit et histoire

A l’occasion de la journée internationale pour les droits de la femme, le 8 mars, l’ambassade de France en Ouganda publie les portraits d’Ougandaises engagées en faveur de la reconnaissance de la contribution des femmes au développement, au progrès socio-économique, à la paix, et en lutte contre les discriminations liées au genre. L’occasion de faire un rappel historique sur l’existence de cette journée et ses principes.

Origines :

Les premières occurrences d’une journée dédiée aux femmes font l’objet de débats d’historiens. Longtemps attribuée à des manifestations féminines aux Etats-Unis dans les années 1870, la journée de la femme aurait vu le jour en Russie en 1917, lors de la grève desouvrières de Saint Pétersbourg, inaugurant la tradition du 8 mars.
Il faudra pourtant attendre 60 ans, l’adoption d’une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies, en 1977, proclamant une « Journée des Nations unies pour les droits de la femme et la paix internationale ». Répondant à l’invitation faite à chaque Etat membre de retenir une date correspondant à ses traditions, la France choisit 5 ans plus tard, en 1982, de commémorer son premier 8 mars, sur l’initiative du président François Mitterrand.

Esprit :

Chaque année, la Journée internationale des femmes est l’occasion de dresser un état des lieux de l’égalité entre les sexes dans le monde et de réfléchir à des pistes d’amélioration. Intégralement ou partiellement férié dans 29 pays dans le monde, dont l’Ouganda, le 8 mars fait l’objet chaque année d’un thème directeur . Pour 2016, c’est le sujet « Planète 50-50 d’ici 2030 : franchissons le pas pour l’égalité des sexes » qui a été retenu.

La journée internationale des femmes a vocation à prolonger ses effets sur les 364 autres jours de l’année et à se confronter à d’autres enjeux mondiaux. Ainsi, le thème choisi pour 2016, Planète 50-50 vise, entre autres, à améliorer la représentation et la participation féminines dans la lutte contre le réchauffement climatique.
En Ouganda :

Avec 35% de femmes représentées au parlement et un tiers des sièges réservés à des députées, la sphère politique ougandaise offre une visibilité aux femmes que de nombreux pays du continent ou d’Europe n’atteignent pas. Mais comme le soulignait la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) en 2012, il y a encore une différence entre les décisions politiques et leur application. Les mutilations génitales féminines sont encore pratiquées dans certaines zones et les violences conjugales restent trop répandues.

Cependant, de nouvelles initiatives visent à améliorer la condition et l’autonomie des femmes, à l’instar de la fin de l’obligation du remboursement de la dot en cas de divorce, décidée par la Cour Suprême en 2015.

Trois figures marquantes du féminisme :

-  Clara Zetkin (1857-1933) : journaliste allemande, elle a été la première, en 1910, à suggérer la mise en place d’une journée internationale de la femme.
-  Louise Weiss (1893-1983) : femme politique et journaliste française, elle fait partie des « suffragettes » ayant réclamé le droit de votes des femmes, obtenu en France en 1944.
-  Wangari Maathai (1940-2011) : biologiste kényane, prix Nobel de la paix en 2004, elle s’est illustrée pour son engagement écologiste, en faveur du reboisement.

Sources :
-  http://www.francetvinfo.fr/societe/justice/lhistoire-de-la-journee-de-la-femme_843195.html
-  http://8mars.info/histoire/
-  http://www.unwomen.org/fr/news/in-focus/international-womens-day
-  https://www.fidh.org/en/region/Africa/uganda/Women-s-rights-in-Uganda-gaps
-  http://www.rfi.fr/afrique/20150806-ouganda-une-loi-susceptible-ameliorer-condition-femme

Dernière modification : 13/10/2016

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