La France soutient la mise en place de systèmes d’alerte pour les populations les plus exposées aux catastrophes climatiques

Lors de la 12ème conférence des Etats parties de la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, qui s’est tenue à Ankara les 20 et 21 octobre, Mme Annick Girardin, secrétaire d’État chargée du développement et de la Francophonie, a notamment souligné l’importance de la prévention grâce à des systèmes d’alerte anticipant les épisodes de sécheresse.

La France travaille en collaboration avec une trentaine de pays sur un projet de systèmes d’alerte devant permettre aux populations les plus vulnérables aux catastrophes climatiques d’être informées suffisamment à l’avance pour pouvoir se mettre à l’abri.

Présenté par la France au mois de mars dernier lors de la 3ème conférence internationale sur la réduction des risques de catastrophes qui s’est tenue à Sendai (Japon), ce nouvel instrument de veille et de prévention des catastrophes climatiques intéresse tout particulièrement les pays du sud les plus vulnérables.
Un atelier organisé le 8 septembre dernier à Paris, a permis de définir le cadre opérationnel de mise en œuvre de cette initiative qui sera présentée en détail lors de la conférence de Paris sur le climat (21ème conférence des parties de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique-COP21), prévue du 30 novembre au 11 décembre 2015.

Lors de la 12ème conférence des Etats parties de la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, qui s’est tenue à Ankara les 20 et 21 octobre, Mme Annick Girardin, secrétaire d’État chargée du développement et de la Francophonie, a notamment souligné l’importance de la prévention grâce à des systèmes d’alerte anticipant les épisodes de sécheresse.

Ce projet devrait être le bienvenu en Ouganda sachant qu’il existe déjà un système d’alerte précoce des sécheresses (SAPS) dans la région du Karamoja au nord-est du pays. L’ONG française ACTED (Agence d’Aide à la Coopération Technique et au Développement) est à l’origine de cette initiative lancée en 2009 en collaboration avec les autorités du pays et d’autres partenaires au développement.

Le SAPS assure la collecte de données permettant de renseigner des indicateurs clefs (bulletins mensuels) destinés à donner le temps aux populations du Karamoja de se préparer pour atténuer l’impact des sécheresses sur la production agricole et la santé du bétail. Cette initiative a contribué à renforcer la résilience et à faciliter l’adaptation aux catastrophes climatiques des communautés de cette région. Avec l’appui de ACTED, les communautés concernées ont notamment décidé de construire des étangs pour collecter l’eau destinée au bétail et à un usage domestique.

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Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Agenda des solutions qui vise à encourager les acteurs non-étatiques à travailler au côté des Etats pour apporter des solutions concrètes au défi posé par le changement climatique. L’Agenda des solutions est l’un des piliers de l’Alliance de Paris que les participants à la COP 21devront bâtir ensemble (accord universel, contributions nationales, financement, Agenda des solutions).

Dernière modification : 26/10/2015

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