Le Corbusier nommé au patrimoine mondial

En promouvant l’œuvre de Le Corbusier au titre de patrimoine mondial, l’UNESCO témoigne de sa volonté de valoriser et de préserver le patrimoine récent, c’est-à-dire de de moins de cent ans.

L’œuvre de Le Corbusier, pionner de l’architecture dite moderne, vient d’être promue par l’UNESCO au titre du en tant que patrimoine mondial. Dix-sept édifices situés dans sept pays ont rejoint la liste privilégiée des biens culturels et naturels jugés inestimables pour l’héritage de l’humanité.

Le jury de l’UNESCO reconnait ainsi le génie visionnaire de cet architecte franco-suisse né en 1887. Du musée national des beaux-arts d’Occident de Tokyo à la maison du docteur Curutchet en Argentine en passant par les maisons Laroche et Jeanneret à Paris, Le Corbusier a parcouru le monde d’Est en Ouest, désireux de partager son idéal esthétique et urbanistique.

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Le Palais de Justice de Chandigarh

En effet, au-delà d’une quête plastique épurée, Le Corbusier mène une véritable réflexion sur le vivre-ensemble au sein de l’espace urbain. Selon ses propres mots, « Là où naît l’ordre, naît le bien-être. ». Par ses lignes droites et aérées, il souhaite procurer un sentiment d’harmonie aux citadins. Dans ses dessins, il veille à intégrer les lieux de vie commune à des espaces plus intimes et personnels. Il porte particulièrement à cœur l’aménagement de bâtiments collectifs tels que des écoles, des bibliothèques ou des immeubles.

C’est ainsi que Le Corbusier créé le concept d’unité d’habitation dont la « Cité Radieuse » de Marseille est le plus illustre exemple. Cet ensemble architectural regroupant plusieurs centaines d’appartements accueille en outre des équipements médicaux, scolaires et sportifs destinés à l’usage de la communauté. L’espace résidentiel est aménagé de telle manière à inviter les habitants à la rencontre et au partage.

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Le toit de la Cité Radieuse de Marseille

En mettant en avant l’œuvre de Le Corbusier, l’UNESCO témoigne de sa volonté de valoriser et de préserver le patrimoine récent, c’est-à-dire de de moins de cent ans.
« Cette étape n’est pas un aboutissement ! Il s’agit, désormais, de valoriser ce patrimoine devenu mondial, de le protéger et de le léguer à nos héritiers dans les meilleures conditions, pour qu’ils en fassent de même. », a commenté Benoit Cornu, président de l’Association des Sites Le Corbusier qui a participé à l’élaboration du dossier de candidature à l’UNESCO, fruit d’une collaboration entre les pays où cet urbaniste a laissé ses empreintes d’architecte.

Dernière modification : 09/08/2016

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