Paris COP21 : Laurence Tubiana

Nommée le 15 mai 2014 représentante spéciale de la France à la conférence mondiale sur le changement climatique qui se déroulera à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, l’ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique Laurence Tubiana est une experte des problèmes globaux de facto et spécialiste reconnue des questions climatiques.

Une chercheuse expérimentée

Titulaire d’un doctorat en économie, Laurence Tubiana s’est rapidement spécialisée en s’intéressant au lien unissant le développement et les sciences économiques. Elle a par la suite étudié plus particulièrement la problématique environnementale et a créé sa propre revue, Le Courrier de la Planète. Elle fut ensuite conseillère pour l’environnement du premier ministre Lionel Jospin en 2002.

Elle est aussi la fondatrice de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) dont l’objectif est d’élaborer et de partager des clés d’analyse et de compréhension des enjeux stratégiques du développement durable dans une perspective mondiale. L’Iddri porte une attention toute particulière au développement de réseaux et de partenariats avec les pays émergents et les pays les plus exposés aux risques, de façon à mieux appréhender et partager différentes visions du développement durable et de la gouvernance.

Un agenda environnemental chargé

Lors d’une interview accordée le 14 Janvier dernier à la Section des affaires européennes et internationales du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) dans le cadre de l’élaboration de son avis sur "Les enjeux de la Conférence climat Paris 2015", elle met en avant la prise de conscience des Etats-Unis, de l’Europe et de la Chine de leurs rôles à tenir au sein du domaine environnemental, ainsi que l’importance de la contribution de la société civile.

« Tous les pays ont accepté de mettre dans leur contribution nationale des éléments de réduction des émissions. Ça, c’est un signal historique extraordinaire. », déclare Laurence Tubiana dans l’interview au CESE.

Elle souligne également l’entrée de l’Arabie Saoudite dans les négociations, témoignant d’un changement de paradigme. En effet, selon elle, il est très difficile pour les pays de l’OPEP d’envisager que les hydrocarbures restent inexploités, et pourtant, des investissements dans la transition énergétique se font aussi dans ces pays-là.

Elle aura pour mission de mobiliser tous les acteurs afin de porter un "agenda positif", destiné à montrer que la lutte contre le dérèglement climatique est non seulement indispensable, mais qu’elle peut aussi apporter des bénéfices majeurs en termes de croissance, d’emploi et de qualité de vie.

JPEG

Dernière modification : 11/10/2016

Haut de page