La France en Ouganda Ambassade de France à Kampala
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Participation à la 16ème journée des Sabinies

Le 12 décembre 2011, les Conseillers de coopération et d’action culturelle des Ambassades de Nairobi et de Kampala se sont rendus à Kapchorwa à l’occasion de la journée culturelle des Sabinies. Cette mission conjointe rentrait dans le cadre des programmes de lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF) soutenus par la France des deux côtés de la frontière.

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Danseurs traditionnels
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Troupe de théâtre participatif

La Pratique des MGF en Ouganda

Les mutilations sexuelles féminines recouvrent toutes les interventions incluant une ablation partielle ou complète des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion pratiquée pour des raisons non médicales. On estime que 100 à 140 millions de femmes ont été victimes de mutilations à travers le monde et que trois millions de jeunes filles en courent le risque chaque année. Traditionnellement, cette pratique est perçue comme un rite de passage permettant aux jeunes filles d’accéder à l’âge adulte et de prétendre au mariage. En 2010, le nombre de jeunes filles mutilées en Ouganda était estimé à 820 avec une forte prévalence dans les communautés Sabinies, Pokot et Tepeth.

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Arrivée de la speaker du Parlement, Hon. Rebecca Kadaga très engagée dans la lutte contre les MGF.

Depuis 2008, le FNUAP et l’UNICEF s’efforcent de lutter contre les MGF et des avancées considérables ont été observées en Ouganda. En décembre 2009 était notamment adoptée une loi pénalisant la pratique des MGF. D’importants efforts de communication et de sensibilisation ont également été entrepris. Malgré des résultats prometteurs, un certain nombre de défis restent à relever. L’adoption de la loi interdisant la pratique des MGF en 2009 a provoqué un repli identitaire, les communautés considérant leur culture comme menacée et son application reste problématique. La pauvreté généralisée ainsi que le manque d’éducation formelle demeurent également des freins majeurs à l’éradication de ces pratiques.

L’engagement de l’Ambassade de France en Ouganda

En 2011, l’Ambassade de France en Ouganda s’est jointe aux Nations Unies – le FNUAP et l’UNICEF – dans la lutte contre les MGF en soutenant un programme conjoint à hauteur de 200 000 Euros. L’objectif est d’accompagner les initiatives politiques, législatives et réglementaires visant à éradiquer ces pratiques. Un travail de sensibilisation important est également mené auprès des communautés afin de faciliter leur adhésion au projet. Pour ce faire, plusieurs ONG locales assurent un relais continu sur le terrain.

Un engagement à dimension régionale

La dimension régionale est déterminante pour l’éradication des MGF. Du fait du dispositif légal adopté en Ouganda, de nombreuses jeunes filles sont conduites au Kenya voisin pour se faire exciser. Parallèlement aux actions menées en Ouganda, l’Ambassade de France à Nairobi a financé un projet original de sensibilisation aux problèmes posés par les MGF, au moment où le Kenya s’engageait dans la lutte contre ces pratiques. Une proposition de loi interdisant les MGF a en effet été soumise au parlement et finalement adoptée en septembre 2011.

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Jeunes filles s’engageant à refuser la pratique des MGF durant le discours de Rebecca Kadaga

La 16ème journée des Sabinies

La présence de nombreuses personnalités politiques ougandaises ainsi que d’une importante délégation kenyane, conduite par le leader des Kalenjines auxquelles appartiennent les ethnies Pokot et Sabiny touchées par les MGF en Ouganda, témoigne de la volonté des deux pays d’éradiquer ces pratiques. Plus de 6000 personnes ont salué la détermination des autorités ougandaises qui ont rappelé dans leur discours les problèmes de santé, d’éducation et de développement posés par la pratique des MGF.

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Personnalités assistant à la cérémonie
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Elus locaux

Les différentes représentations ont permis de valoriser les aspects positifs de la culture sabinie. L’association RAFIKI, partenaire de l’Ambassade de France en Ouganda dans le cadre du programme conjoint FNUAP/UNICEF, a présenté une pièce de théâtre participatif, soulevant des discussions passionnées avec les communautés. Les danseurs, chanteurs, musiciens, acrobates et sportifs, ont par ailleurs montré toute la vivacité et la diversité des traditions sabinies.

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Jeunes acrobates

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