Réconcilier croissance et environnement en Ouganda

Fruit d’une collaboration entre Wildlife Conservation Society, Forest Trends et Biotope, COMBO (Conservation, Impact Mitigation and Biodiversity Offsets in Africa) sera mis en œuvre dans 4 pays : Mozambique, Madagascar, Guinée et Ouganda d’ici à 2019. Par ce projet, l’AFD souhaite accompagner les acteurs de l’économie ougandaise dans la prise en considération de l’impact de leur activité sur l’environnement afin d’en renverser les effets. Sont associés à cette initiative la société civile, le secteur public et le secteur privé.

L’activité humaine et économique exerce une pression sans précédent sur les écosystèmes. Pourtant, les termes de croissance économique et de préservation de l’environnement ne sont pas antinomiques. L’Ouganda, que certains aiment appeler la Perle d’Afrique, s’est engagé à mettre en place un cadre légal et financier permettant de tester la mise en place de compensations avec un impact net positif sur l’environnement dans le cadre des projets mis en œuvre sur son territoire. C’est l’objectif du projet COMBO, financé par l’AFD, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial et la fondation MAVA. Ce projet a été officiellement lancé le lundi 27 juin à Kampala par Paul Mafabi, directeur des affaires environnementales et représentant du Ministère de l’Eau et de l’Environnement et Virginie Leroy, représentante de l’AFD en Ouganda.

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Fruit d’une collaboration entre Wildlife Conservation Society, Forest Trends et Biotope, COMBO (Conservation, impact Mitigation and Biodiversity Offsets in Africa) sera mis en œuvre dans 4 pays : Mozambique, Madagascar, Guinée et Ouganda d’ici à 2019. Par ce projet, l’AFD souhaite accompagner les acteurs de l’économie ougandaise dans la prise en considération de l’impact de leur activité sur l’environnement afin d’en renverser les effets. Sont associés à cette initiative la société civile, le secteur public et le secteur privé.

Le projet privilégie une approche en cinq axes : renforcer l’efficacité des politiques publiques visant à protéger l’environnement ; développer des outils d’évaluation pour mieux mesurer la biodiversité et son évolution ; élaborer un cadre juridique, financier et institutionnel pour préserver et restaurer la faune et la flore ; encourager la diffusion des meilleures pratiques développées à l’international par le secteur public et privé ; établir un dialogue national et régional pour la coopération dans le domaine environnemental.

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C’est dans ce contexte qu’a été organisée le 27 et 28 juin 2016 une première formation à destination des entreprises publiques et privées et des ONGs. Elles étaient venues nombreuses afin de partager leurs expériences et leurs attentes mais aussi de discuter des premières étapes de la mise en place de ces expériences pilotes. Etaient notamment présentes plusieurs agences publiques telles que Petroleum Exploration and Production Department (PEPD), Uganda Wildlife Authority (UWA), Uganda Electricity Transmission Company (UETCL), Uganda National Road Authority (UNRA). Celles-ci ont réaffirmé leur engagement pour un développement économique écoresponsable.

« L’Ouganda héberge plus de la moitié de la population mondiale des gorilles des montagnes. Un grand nombre d’oiseaux et de mammifères ne vivent exclusivement qu’ici. Ce qui explique pourquoi le tourisme animalier représente environ 9% du PIB ougandais. Certaines grandes entreprises ont conscience du défi et ont déjà recours aux techniques les plus performantes selon les standards internationaux. Il faut généraliser ces pratiques. Nos partenaires ne doivent pas perdre de vue l’impact de leur action sur un patrimoine naturel essentiel aux populations et à l’économie ougandaises. » a rappelé la représentante de l’AFD en Ouganda, Virginie Leroy.

Dernière modification : 05/09/2016

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